• Puisqu'il est essentiel de connaître son ennemi, nous vous proposons un article paru sur le site de 40 millions d'automobilistes. Ça vaut son pesant de cacahouètes en termes d'égoïsme et d'aveuglement.

    En vous inscrivant à leur site, vous pourrez également répondre à leur article.


    LES FRANCAIS SONT-ILS PRETS A REMETTRE EN CAUSE LEUR MODE DE VIE ?

    INTRODUCTION :

    Lorsque l'on écoute le bruit médiatique et les diverses déclarations, on ne peut qu'être frappé par la diabolisation du couple que constitue l'automobiliste et son automobile.

    Que cherchent ceux qui sont à l'origine de cette diabolisation ? Tout simplement à marginaliser l'automobile.

    Les automobilistes français doivent prendre au sérieux cette position idéologique d'une minorité qui veut attenter à leur mode de vie.

    D'abord, parce qu'on ne leur donne pas la parole. Soyons précis: ils ont le droit de s'exprimer mais personne ne leur demande leur avis.

    Ensuite, parce qu'on les informe mal, comme vous pouvez le constater au travers de nos dossiers.

    Nous considérons que le débat sur la place de l'automobile dans la société concerne la vie quotidienne de tous les Français et, qu'à ce titre, il ne peut être monopolisé par les Pouvoirs Publics et les mouvements « anti-automobile ».

    C'est la question que 40 millions d'automobilistes pose aux Français : Etes-vous prêts à remettre en cause votre mode de vie ? 

     
    Leurs voitures, ils ne peuvent s'en passer !


    L'AUTOMOBILE, UN CHOIX DE SOCIETE

    Dans le passé, les villes se construisaient autour d'un centre (la mairie, l'église, la poste et quelques commerces) permettant de satisfaire l'ensemble des besoins courants des habitants.

    La société française de 2006 est très différente : les agglomérations sont devenues multipolaires, les pôles (où quartiers) devant être reliés les uns aux autres par un maillage de voies artérielles destinées à faciliter les échanges.

    C'est ainsi que l'on trouve en périphérie des zones commerciales, des pôles hospitaliers, des équipements sportifs, des zones industrielles, mais aussi des communes « dortoirs ».
    Quant à la ville proprement dite, elle se structure fréquemment avec d'une part des quartiers résidentiels, et d'autre part, une vieille ville commerçante et touristique, un centre ville avec des commerces de luxe, des monuments, des restaurants, l'ensemble constituant un espace de contact pour la population.

    Cette évolution, qui s'est réalisée sur plusieurs dizaines d'années et qui est toujours en action, ne se serait pas produite sans le développement du moyen de transport individuel qu'est l'automobile.
    Cette évolution est la conséquence de la motorisation qui a apporté la possibilité de se déplacer rapidement, seul ou en famille, et de transporter des charges lourdes et encombrantes.

    Il s'agit donc d'un mode de vie VOULU et CHOISI par les Français et qui correspond à des aspirations démocratiques qui ont pour nom LIBERTE et AUTONOMIE.

    Les Français ne sont pas « esclaves » de l'automobile comme certains l'affirment ; l'automobile est seulement un des outils du mode de vie actuel, au même titre que l'eau courante, l'électricité, la télévision, le téléphone, la machine à laver la vaisselle, les vacances, etc...

    Aujourd'hui, l'automobile constitue un moyen de transport indispensable à un foyer parce qu'il permet :
    -         le porte à porte,
    -         sans contrainte d'horaire
    -         avec des enfants ou des personnes handicapées
    -         avec des charges lourdes ou volumineuses.

    Désormais, la place de l'automobile dans la vie de la société Française est entré dans la phase de maturité : la croissance annuelle du parc et du trafic est de 1% par an, le parcours annuel est stabilisé, la consommation de carburants également.
    Le rythme d'évolution dans les prochaines années devrait désormais rester faible.
    (Source : URF 2005 pages II 9  II 15 et II 23)


     L'EQUIPEMENT DES MENAGES

    Sur le plan humain, une agglomération regroupe des dizaines de milliers de ménages, avec ou sans enfants, qui partagent leur emploi du temps entre activité professionnelle et vie familiale et qui, à cet effet utilisent une voiture.

    Aujourd'hui, 92% des foyers des communes rurales disposent d'au moins un véhicule. Et il y en a encore 77% dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants ainsi qu'en Ile de France. La seule exception notable est la ville de Paris avec un taux de 45% qu'il faut donc nettement distinguer de l'ensemble de la Région Parisienne.

    Remarque : La population totale de la France est de 60,19 millions d'habitants. La région Ile de France en dénombre 10,95 millions dont 2,15 millions pour la seule ville de Paris.
    Si l'on retient le critère de l'âge, les personnes seules, souvent âgées sont équipées à 60% ; par contre les familles avec enfants sont équipées à plusde 92%.

    Enfin, en dehors de la ville de Paris, plus de 40% des ménages dont l'âge du chef de famille se situe entre 30 et 60 ans, disposent de plusieurs voitures.
    (Source : URF Octobre 2005 page II 4 et 5)

    Ces chiffres ne surprendront personne. Ils confirment bien que l'automobile est au cœur du mode de vie des Français à l'exception des personnes âgées et des habitants de la ville de Paris, mais pour des motifs évidemment très différents.

    Désormais, l'évolution sera lente et concerne essentiellement le multi équipement des ménages.


    L'IDEOLOGIE DES MINORITES AGISSANTES :

    Le mode de fonctionnement de la France d'aujourd'hui est assez particulier pour un pays démocratique : les « minorités agissantes », privées ou publiques, occupent l'espace médiatique et visent à imposer leur point de vue par le « politiquement correct » qu'elles ont elles même défini, y compris en n'hésitant pas à manipuler l'information.

    On peut faire ce constat dans de multiples domaines et l'automobile n'y échappe pas. C'est ainsi que sont mis en exergue la pollution et les accidents pour dire aux Français qu'ils doivent changer le mode de vie qu'ils ont choisi et laisser leur voiture au garage.
    A défaut, ce sont des criminels et des pollueurs qui n'ont pas un comportement « citoyen ».  Accessoirement, cela justifie des sanctions financières qui alimentent les caisses de l'Etat.

    Si les minorités s'organisent et agissent pour imposer leur vision du monde, la majorité a le droit de se défendre. Il faut pour cela que chacun

    - soit informé de la réalité de la situation et des problèmes rencontrés,
    - prenne conscience que l'enjeu concerne son mode de vie et sa liberté de circuler,
    - ait la possibilité de s'exprimer et de faire connaître son point de vue.


    L'EXPRESSION DES AUTOMOBILISTES SUR LE SUJET EST NECESSAIRE :

     

    Face à ce constat « 40 millions d'automobilistes » souhaite faire réagir les français sur leurs attentes et leurs souhaits afin de connaître réellement ce qu'ils pensent sur ce vaste sujet.

    -         se sentent-ils concernés par la préservations de l'environnement ?
    -         se sentent-ils responsable de la pollution ou du réchauffement de la planète ?
    -         sont-ils disposés à se priver de l'usage de leur voiture ?
    -         sont-ils prêts à remettre en cause leur mode de vie ?
    -         ...


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  • Le dégonflement volontaire de pneus d'un véhicule ne peut être considéré comme une infraction, a précisé la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx, en réponse à une question écrite du sénateur Christian Brotcorne (cdH). Les services de police ne doivent donc pas dresser procès-verbal.
    Il est cependant possible de sanctionner ces méfaits par le biais de sanctions administratives communales, pour autant que le règlement communal prévoie cette possibilité. La personne lésée a également la possibilité de s'adresser aux tribunaux civils.
    La ministre n'en a pas moins blâmé l'action des Flagadas qui, fin de l'année dernière, ont sévi en région bruxelloise, dégonflant les pneus d'une quarantaine de véhicules tout-terrain. La police locale avait refusé de dresser procès-verbal.
    (Agence Belga, le 16/05/2006)

    Notre Ministre adorée et son cher époux n'en voudront donc qu'à eux-mêmes s'ils retrouvent un matin leur monstromobile à plat...

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  • Source : http://david-leloup.blogspot.com/2006/02/la-voiture-propre-nexiste-pas.html

    L’industrie automobile a tout intérêt à cultiver le mythe. Pourtant, la voiture « propre » n’existe pas et n’existera jamais. De sa construction à la casse, elle génère des nuisances. Qu’elles soient environnementales, sociales ou éthiques.

    Dans un récent pamphlet contre la « civilisation de la voiture », Hosea Jaffe, mathématicien Sud-Africain et militant anti-apartheid, a fait le calcul : l’industrie automobile représente environ 20% du Produit mondial net (c’est-à-dire la valeur ajoutée générée annuellement dans le monde). Un chiffre qui en fait de facto « la plus grande industrie capitaliste, bien plus encore que celle de l’armement » (1).
    Sans le pillage organisé du tiers-monde, analyse Jaffe, l’industrie automobile n’aurait jamais atteint la place qu’elle occupe dans l’économie mondiale. Depuis sa création, cette industrie retire en effet des pays du Sud l’essentiel des matières premières qui lui sont nécessaires, ainsi que sa plus grande plus-value. Et des matières premières, il en faut : une voiture de 1,5 tonne contient en moyenne 800 kg d’acier, 150 kg de fer, 112 kg de plastique, 86 kg de fluides, 85 kg d’aluminium et 62 kg de caoutchouc (2).

    30 tonnes de matières premières
    Mais en réalité, chaque nouvelle voiture nécessite pour sa construction 20 fois plus de matières premières que son seul poids, estime Matthias Zimmermann, président de la Fédération européenne pour le transport et l’environnement (3). Autrement dit, il faut 30 tonnes pour produire une seule voiture de 1,5 tonne. A ce sombre bilan, il convient d’ajouter 150.000 litres d’eau, divers détergents, solvants, enduits et autres produits chimiques, ainsi que 120.000 mégajoules d’énergie (environ 3 tonnes équivalent pétrole), toujours pour n’assembler qu’une seule automobile... (4)
    La plupart de ces matières premières sont bien entendu extraites au Sud, grâce à une main-d’œuvre au coût défiant toute concurrence et aux droits sociaux limités voire inexistants – tout comme les contraintes environnementales...

    Usine à gaz
    Ce n’est pas un scoop : au cours de sa vie, une voiture dopera l’effet de serre et polluera l’air de nos villes. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le secteur des transports est responsable du quart environ des émissions mondiales de CO2, principal gaz à effet de serre (5). Des milliers de tonnes d’oxydes d’azote (NOx), de monoxyde de carbone (CO) et d’hydrocarbures imbrûlés (HC) sont par ailleurs rejetées chaque jour par les pots d’échappement des quelque 800 millions de véhicules qui sillonnent les routes de la planète. Les NOx sont des irritants qui peuvent altérer la fonction respiratoire et ils sont à l’origine des pluies acides et de la formation de l’ozone. Le CO résulte de la combustion incomplète des combustibles utilisés par les véhicules et se transforme ensuite en CO2. L’appellation HC recouvre une multitude de produits plus ou moins toxiques parmi lesquels le benzène ou certains HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) sont clairement cancérigènes. Certains HC contribuent par ailleurs à la formation d’ozone de surface en réagissant avec le dioxyde d’azote (NO2) sous l’effetdes ultraviolets.

    15 mois de vie en moins
    A cette litanie de polluants, il faut ajouter les PM10, ces particules fines en suspension dans l’air dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres. Elles sont principalement émises par les véhicules diesel (41% des ventes d’automobiles en Europe en 2002). Trop petites pour être filtrées par le nez et les parties supérieures du système respiratoire, les PM10 pénètrent profondément dans nos poumons. Elles engendrent à la fois des troubles respiratoires et cardio-vasculaires, et sont considérées comme cancérigènes. Selon les estimations les plus récentes du programme « Air pur pour l’Europe » (CAFE), elles réduisent l’espérance de vie dans l’Union de neuf mois en moyenne. En Belgique, un des champions de la pollution de l’air, vu la densité de population, la perte d’espérance de vie s’élève à 15,4 mois (6).

    L’Europe à la pointe du recyclage
    En fin de vie, les voitures sont actuellement recyclées à près de 75%. Grâce à la directive européenne 2000/53/CE, les constructeurs doivent désormais prouver, avant de lancer une voiture ou une camionnette sur le marché européen, qu’au minimum 85% de leur poids est réutilisable ou recyclable et que 95% est valorisable. Le taux de recyclage devrait atteindre 95% à l’horizon 2015.
    Ces mesures contraignantes n’ont pas leur équivalent en Amérique du Nord, par exemple. Là-bas, l’interdiction ou le recyclage de certains composants toxiques, comme les interrupteurs au mercure, sont encore loin d’être généralisés. Contrairement à l’Union européenne où ces interrupteurs sont désormais bannis, on estime que 8,8 à 10,2 tonnes de mercure, un puissant neurotoxique, sont rejetées inutilement dans l’atmosphère chaque année aux Etats-Unis et au Canada (7). Les interrupteurs à mercure sont tout simplement incinérés lors du passage des carcasses dans un four à arc utilisé pour récupérer l’acier de la carrosserie...

    Un Holocauste tous les cinq ans
    Au cours du 20e siècle, on estime à 20 millions le nombre de morts causées directement par l’automobile. Ce qui n’est finalement pas grand chose en regard du taux actuel de mortalité routière : 1,2 million de personnes perdent la vie chaque année sur les routes de la planète –soit l’équivalent d’un Holocauste tous les cinq ans– et 50 millions de personnes sont blessées ou handicapées (8). « Si l’on n’améliore pas tout de suite la sécurité routière, le nombre de morts sur les routes augmentera, selon les estimations, de 80% dans les pays à revenu faible ou intermédiaire d’ici 2020 », prévient l’OMS qui estime par ailleurs à 518 milliards de dollars le coût annuel des accidents de la route dans le monde. En 2002, 1.353 personnes ont perdu la vie sur les routes belges (9). Soit un mort toutes les six heures trente.
    Pollution atmosphérique, stress, exploitation du Sud, guerres pétrolières... : notre « civilisation de la bagnole » fait également de très nombreuses victimes indirectes, dont le nombre exact est difficile à évaluer. Cela pourrait paraître anecdotique, mais les embouteillages, par exemple, seraient responsables d’environ 8% des crises cardiaques dans les pays industrialisés. C’est ce que révèle une récente étude allemande publiée dans le New England Journal of Medicine : par rapport aux individus qui ne sont pas restés bloqués sur la route, les victimes de bouchons encourent trois fois plus de risques d’être également victimes d’une attaque cardiaque dans l’heure qui suit un embouteillage (10).

    Un marginal dans le temps et l’espace
    Le bilan de l’automobile sur la santé humaine et l’environnement est donc extrêmement lourd. « Même mue par un moteur au jus de carotte bio, l’automobile resterait la principale source de nuisances écologiques et sociales de nos civilisations », estime Vincent Cheynet, militant écologiste et co-fondateur de l’association Casseurs de pub (11). La voiture n’est pourtant pas une fatalité : là où les distances sont courtes et les transports en commun efficaces, l’automobile prend beaucoup moins de place. Ainsi, près d’une famille sur trois au Danemark vit sans voiture, et seul un New-Yorkais sur quatre possède un permis de conduire (12). Plus largement, 80% de la population mondiale n’utilise pas de voiture et il y a moins de 50 ans que l’automobile s’est généralisée en Europe. « L’automobiliste est un marginal tant dans le temps que dans l’espace », résume Vincent Cheynet.

    Une autre mobilité est possible
    Si les transports publics peu polluants (train, tram, métro) sont en crise presque partout, c’est « précisément parce que l’automobile les a acculés à la faillite », estime Hosea Jaffe. Pendant l’entre deux-guerres, écrit-il, plusieurs constructeurs automobiles, entraînés par Henry Ford, « achetèrent des lignes ferroviaires et des gares, et laissèrent beaucoup d’entre elles se transformer en friches inutilisables » (13). Cela afin de pouvoir commercialiser des autocars, pour remplacer le train. « Aux Etats-Unis, et dans la majorité des pays d’Europe occidentale, le nombre total de kilomètres de lignes de chemin de fer, jusqu’à nos jours, est resté identique à ce qu’il était lors du boom ferroviaire de la fin du 19e siècle, lorsqu’il n’a pas diminué » (14). Résultat : des milliers de kilomètres de voies ferrées inutilisées depuis plus d’un demi-siècle et une myriade de gares vides ou en ruines. En Belgique, trois gares sur quatre ont fermé leurs portes au cours du 20e siècle (15). Or, estime Jaffe, les transports collectifs constituent des « éléments technologiques essentiels » pour lutter contre la pollution, les guerres et les dommages à l’environnement causés par l’automobile. Un grand réseau européen unifié de transports publics respectueux de l’environnement est donc plus que jamais nécessaire...

    David Leloup


    (1) Automobile, pétrole, impérialisme, Hosea Jaffe, Parangon/Vs, 2005.
    (2) L’état de la planète, mars-avril 2005.
    (3) « The myth that you can have your cake and eat it », Matthias Zimmermann, T&E Bulletin, n°89, juin 2000.
    (4) L’état de la planète, ibid.
    (5) « Comment évoluent actuellement les émissions de gaz à effet de serre ? », Jean-Marc Jancovici, Manicore.com.
    (6) MEMO/05/15, Commission européenne, 18 janvier 2005.
    (7) « Toxics in vehicles: Mercury », Université du Tennessee, janvier 2001.
    (8) « Journée mondiale de la Santé : l’accident de la route n’est pas une fatalité ! », OMS, 7 avril 2004.
    (9) La Libre Belgique, 28 avril 2005.
    (10) « Exposure to Traffic and the Onset of Myocardial Infarction », New England Journal of Medicine, Volume 351:1721-1730, 21 octobre, 2004; Reuters, 21 octobre 2004. Stress et pollution seraient conjointement responsables du déclenchement des crises cardiaques.
    (11) « L’impossible voiture propre », Vincent Cheynet, in Un pavé dans la gueule de la pub, Parangon, 2004.
    (12) L’état de la planète, ibid.
    (13) Automobile, pétrole, impérialisme, op. cit., p. 37-38.
    (14) Ibidem.
    (15) « Les petites gares font de la résistance », Imagine, n°49, mai & juin 2005, pp. 24-25.


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  • La Une / Les dégonfleurs de pneus de 4x4 ont repris leur action sous la caméra de la RTBF
    Tremblez, « katkat » ! C’est le retour des Flagadas

    Suivre une nuit de dégonflage de pneus de 4x4, de collage d’autocollants vengeurs appelant à la diminution de la pollution et d’épandage de boue, c’est ce qu’avait fait le journal Le Soir dès novembre dernier, avant que les dégonfleurs, qui se dénomment eux-mêmes les Flagadas, suspendent provisoirement leurs actions. Aujourd’hui, les Flagadas sont de retour sur le terrain, puisqu’une équipe d’« Autovision », l’émission auto de la RTBF, les a suivis dans leur tentative de « sensibilisation » des propriétaires de traction intégrale aux soucis qu’ils causent en ville.

    Original : « Autovision », qui fête ses dix ans de diffusion consécutive, a même organisé un minidébat entre un chaud partisan du 4x4 et un des Flagadas à l’arrière d’une superbe Jeep (D'ieteren, importateur des Porsche Cayenne et Volkswagen Touareg, ayant refusé son concours). Le débat est resté courtois, mais on ne pouvait imaginer qu’ils se mettent d’accord. D’un côté, le dégonfleur, argumentant du taux de mortalité plus élevé des piétons et cyclistes avec un véhicule plus haut et plus lourd, soulignant la surconsommation que celui-ci induit et le faux sentiment de sécurité qu’une position haute de conduite et une insonorisation poussée donnent au conducteur de 4x4. De l’autre, le conducteur, arguant de la meilleure visibilité pour le conducteur et du niveau de sécurité de ces véhicules, disposant souvent d’une sécurité active haut de gamme et, s’énervant, un peu, argumentant qu’il était encore libre d’acheter librement un véhicule légalement et largement mis sur le marché !

    Deux visions de la société

    Une bonne démonstration qu’au-delà d’un débat, parfois assez jésuite car il existe des 4x4 de petit gabarit et des monstres de métal sans traction intégrale, ce sont deux visions de la vie en commun qui s’opposent entre Flagadas et anti-Flagadas. « La société occidentale est en train de s’attaquer à la liberté de respirer un air sain. Le XXIe siècle sera moins con… sommateur ou ne sera pas », entonnent des Flagadas grimés comme des indépendantistes corses.

    Les Flagadas tiennent aussi à épingler des personnalités médiatiques qui s’emmêlent les pinceaux. Comme Carl de Moncharline, figure de la nuit bruxelloise, organisateur des roller-parades, mais qui roule en 4x4. Comme l’explorateur Alain Hubert, qui, selon les Flagadas, vient faire ses conférences sur le réchauffement de la planète au volant d’un gros 4x4. Comme cette tête pensante de Greenpeace qui utilise, paraît-il, ce type de véhicule pour aller aux réunions sur la surconsommation énergétique…

    Pas de chance ! Ces trois-là ont laissé leurs bolides sous la protection d’une solide porte de garage et ce sont d’autres 4x4 qui ont fait les frais de la descente des Flagadas qui plaident non pour la disparition des 4x4, mais pour leur usage réservé aux professionnels (chantiers, agriculture).

    Ce n’est pas la moindre des objections que l’on peut faire aux Flagadas : les 4x4 qu’ils « décorent » ou dégonflent sont généralement à l’écart des endroits branchés où des conducteurs abusent de leur véhicule pour se garer sur trottoirs et passages pour piétons… S’ils veulent stigmatiser davantage un comportement qu’un type de véhicule, il n’est pas sûr qu’ils touchent la bonne cible. « Nous comprenons la colère des conducteurs, mais nous voulons lancer le débat de l’utilisation de 4x4 dans la ville, répliquent les Flagadas. Les conducteurs estiment que c’est leur liberté d’utiliser ce véhicule. Nous nous sentons agressés par l’empreinte que prennent les 4x4 dans la ville. »

    FRÉDÉRIC SOUMOIS
    « Autovision », la Une, dimanche à 17h55, lundi à 23h50, mardi à 9h30.

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  • Exclusief: Humo sprak met ventielterroristen Les Flagadas, de gesel van de 4x4’s
    ‘Geen mooier geluid dan fffffffiiiit
    Humo | 22 november 2005 | Douglas De Coninck


    'Dit,' grijnst Rocky IV, 'is ons geheime wapen.' Hij graait in zijn jaszak en gooit een paar minuscule kiezelsteentjes op de tafel. 'Je schroeft het ventieldopje los, plaatst zo'n steentje tegen het ventiel en schroeft het dopje er weer op. Het steentje duwt tegen het ventiel en de band loopt leeg: fffffft!' Humo sprak - exclusief - met Les Flagadas: 'Alle terreinwagens moeten de stad uit. Allemaal. En we zijn nog maar net begonnen.'

    De Brusselse politie kraaide victorie toen ze half oktober vier jongens en twee meisjes op heterdaad betrapte terwijl die de banden van een paar 4x4's lieten leeglopen: 'We hebben ze.' Helaas, diende men achteraf toe te geven, dit waren ze niet. De zes hadden niks te maken met de website http://flagadas.blogg.org, waarop al twee maanden lang 4x4-acties worden aangekondigd of opgeëist, en waar de mysterieuze Annick Tamère het woord voert.
    Het ultieme bewijs volgde snel: op 8 november volgde er een nieuwe Nuit de Dégonflage. Ondanks de verhoogde politiecontroles vanwege de rellen in Frankrijk. 'Het was een bewuste keuze er juist die nacht op uit te trekken,' zegt Catfoicat, een twintiger met een John Lennon-brilletje. 'Het was riskant, oké, en we hebben lang getwijfeld, maar we wilden per se een signaal geven: we zijn er nog, en on n'est pas comme eux. Wij steken geen auto's in brand. We laten alleen de banden van 4x4's leeglopen en steken een pamflet onder de ruitenwisser. We hebben nog nooit een auto beschadigd. Ik zweer het: zelfs geen krasje.'

    'Liever vrijen'
    Humo zit tegenover drie stichtende leden van Les Flagadas. Plaats van afspraak is een studentenhuis in een slecht verlichte straat in een minder aangename buurt in het centrum van de hoofdstad. Er staat thee op tafel, en een pak rietsuiker van Oxfam Wereldwinkels. Een rommelig huis met vochtige muren, een wankele trap en zo te zien van het grof huisvuil geredde meubeltjes. Aan het interview - 'het enige, voorlopig' - ging wat onenigheid vooraf, zegt Skalpel. 'De harde kern van onze groep bestaat uit tien mensen, vijf jongens en vijf meisjes. De meisjes vonden het te riskant. Die zes die de Brusselse politie heeft opgepakt, hebben de hele nacht opgesloten gezeten in een politiecel en ze werden naakt gefouilleerd. Het parket spreekt over boetes tot 500 euro en driejaar gevangenisstraf. Het heeft ook laten weten open te slaan voor claims van 4x4-chauffeurs. Er zijn er die ons 250 euro willen laten betalen voor zogenaamde schade aan hun voertuig. We moeten voorzichtig zijn, kortom.'
    Onze gesprekspartners zijn dus Skalpel, die in dit huis woont. Catfoicat, en Rocky IV: vroege dertiger, klein baardje, pretoogjes. Het lijken drie overjarige studenten pol&soc te zijn, nog volop twijfelend of ze nu wereldverbeteraars of kwajongens zijn. Wie is Annick Tamère, willen we weten, het meisje waar de Brusselse politie zich vanaf het begin op concentreerde. 'Oh, die bestaat niet,' zegt Skalpel. 'Annick Tamère is een collectief pseudoniem. We hebben een e-mailadres aangemaakt voor die naam en we ondertekenen er onze persmededelingen mee. C'est tout.'
    HUMO Waarom zijn jullie zo gefixeerd op 4x4's?
    CATFOICAT
    « Ik weet ook dat onze website en onze pamfletten ludiek overkomen, maar onze strijd is heel gemeend, hoor. De 4x4 is een gevaarlijke wagen die niet thuishoort in de stad. De bestuurder zit te hoog om in noodsituaties voetgangers of fietsers tijdig op te merken. Bots je als zwakke weggebruiker met een gewone auto, dan heb je een redelijke kans om op de motorkap te belanden. Een 4x4 geeft je die kans niet. Een gewone wagen zal je raken ter hoogte van je dijbeen, een 4x4 boven je bekken. Je knalt naar beneden. ónder de auto. Alle studies zeggen hetzelfde. Bij botsingen met andere wagens zit de bestuurder van de 4x4 zelf wél altijd veilig.»
    SKALPEL « Behalve als hij overkop gaal.»
    CATFOICAT « Terreinwagens gaan driemaal sneller overkop dan gewone wagens.»
    SKALPEL « De 4x4 is voor ons het ultieme symbool van overconsumptie en egoïsme in onze samenleving. Zo'n attitude van:'Als ik maar veilig zit.' Hij verbruikt ook veel meer benzine en neemt veel meer ruimte in dan andere wagens.»
    ROCKY IV « Ken je dat verhaal van Phil Kearns, de Australische rugbylegende? Bij de lancering van de nieuwe Volkswagen Touareg in Australië, twee jaar geleden, kreeg Kearns er één cadeau. In ruil mocht Volkswagen zijn naam gebruiken in een reclamespotje waarin hij en zijn gezin te zien waren. Een commentaarstem zei: 'Met een vrouw en drie jonge kinderen begrijpt Phil perfect het gemak dat een 4x4 kan bieden.' Wat is er gebeurd? Op de oprit van zijn eigen villa heeft Kearns onlangs zijn twintig maanden oude dochtertje overreden (volgens de Australische media verkeerde het kind vorige week nog steeds in kritieke toestand, red.). Blijkt dat dit soort ongevallen in Australië gemiddeld één keer per dag voorkomen en jaarlijks dertig kinderen het leven kosten. Niet eens zo verwonderlijk dat het ook Kearns overkwam.»
    HUMO Op de pamfletten die jullie achter ruitenwissers stoppen, staat: 'Wij vinden het ook niet plezierig dit te doen. Eerlijk gezegd zouden wij 's nachts liever fuiven, vrijen of gewoonweg slapen...' Is dat echt zo?
    SKALPEL
    « Zeker. Alle terreinwagens moeten de stad uit. Allemaal. We zijn nog maar net begonnen: dit is geen rage die snel weer zal overwaaien. Een gewest als Brussel moet resoluut investeren in fietspaden en openbaar vervoer, en de eerste stap moet zijn: alle 4x4's de stad uit.»
    ROCKY IV « We geven dit interview onder meer om te kunnen reageren op de onzin die over ons is verschenen. Het zou ons louter om de fun te doen zijn, suggereert men. Een krant schreef dat wij met gsm's foto's van onszelf maken terwijl we banden laten leeglopen. Ja, we zullen wel gek zijn: opgepakt worden met een gsm vol bewijsmateriaal in onze binnenzak.»
    CATFOICAT « La Dernière Heure schreef dat wij er plezier in scheppen om van op een afstand toe te kijken hoe de eigenaar's ochtends buitenkomt en ontdekt dat zijn banden leeggelopen zijn. En hoe wij daar dan een spelletje van maken: hoe woester de reactie van de bestuurder, hoe vaker we terugkeren. Zoiets doen wij dus niet. Er zijn - helaas - nog altijd meer dan genoeg wijken in en rond Brussel waar we nog niet zijn gepasseerd.»
    HUMO In Frankrijk verschijnen wel foto's van soortgelijke acties op het internet. Eén chauffeur beweerde dat zijn banden al acht keer lek waren gezet.
    CATFOICAT
    « Dat kan best, maar in Brussel doen we het zo niet. We hebben niks tegen 4x4-chauffeurs, we zien hen als slachtoffers van foute commercie. We vinden het ook jammer voor die man die in het tv-journaal staat te roepen dat hij net die ochtend met zijn gezin naar zee wou trekken en al een halve dag staat te wachten op de pechdienst. Het punt is: wij strijden niet tegen mensen, maar tegen dat symbool van verspilling. De 4x4 is een hype, weet u.»
    SKALPEL « De verkoopcijfers blijven stijgen. Bijna tien procent van het hele Belgische wagenpark bestaat nu al uit 4x4's, en je ziet de laatste tijd ook steeds vaker Hummers. Amerikaanse militaire terreinwagens van wel drie ton. Drie ton! Dat is gewoon te gek. Als zo'n wagen een normale straat inrijdt, kan de tegenligger niet eens meer door. Dat is helemaal geen auto, dat is een tank.»
    CATFOICAT «Als we een 4x4 aanpakken, gooien we er vaak ook modder op. Om duidelijk te maken: jouw wagen hoort niet thuis in de stad, hij is ontworpen om in de bossen of de woestijn rond te rijden.»

    De achillespees
    Het tijdschrift Le Moniteur Automobile trok onlangs in een hoofdartikel fel van leer tegen 'de ploerten die zich Les Flagadas noemen'. 'Als je weet dat er twintig minuten nodig zijn om de banden leeg te laten lopen, besef je dat je het ergste moet vrezen,' schreef hoofdredacteur Etienne Visart. 'De chauffeur vertrekt met zijn 4x4 en na vijf minuten rijdt hij op de Brusselse ring 100 kilometer per uur. De ril zal in het beste geval eindigen in de vangrail, en in het slechtste met een zwaar verkeersongeval.'
    HUMO Die man heeft wel een punt
    ROCKY IV
    « Wéér zo'n misverstand uit de kranten! Wij zouden de banden laten leeglopen met behulp van spijkers met een afgezaagde kop, waardoor het tien tot twintig minuten zou duren voor de band leeg is.»
    SKALPEL (giechelend) « Stel je voor dat hel zo lang zou duren.»
    ROCKY IV Kijk, dit hier is ons geheime wapen (gooit een paar minuscule kiezelsteentjes op de tafel, red.). De achillespees van de 4x4! Je schroeft het ventieldopje los, plaatst zo'n piepklein steentje tegen het ventiel en schroeft het dopje er weer op. Het steentje duwt tegen het ventiel en je hoon meteen dat prachtige geluid: ffffffft! Een paar minuten, en de band is leeg. Niet langer. Ik zie echt niet in hoe iemand met een leeglopende band zou kunnen vertrekken.»
    SKALPEL « Zo'n sissend ventiel maakt veel lawaai, hoor. Je hebt per model verschillende tonen, heb ik ondervonden. Je moei al een héél stomme chauffeur zijn om het niet te horen.
    » We opereren vaak in twee ploegen. De eerste laat twee banden leeglopen, zodat de chauffeur niks meer heeft aan zijn reservewiel. De tweede ploeg volgt vijf minuten later, gooit met modder en schuift dat pamflet onder de ruitenwisser. Als de tweede ploeg aankomt, staat de 4x4 vaak al scheef. Zelfs als de chauffeur dat niet zou merken - wat dus niet kan - staat hij na enkele meters vanzelf alweer stil.»
    CATFOICAT « Dal is het mooie: met zulke beperkte middelen zo'n monster stoppen. David versus Goliath.»
    ROCKY IV « We nemen altijd de wielen aan de kant van hei trottoir, zodat een voorbijrijdende politiewagen ons niet kan zien. Die zes jonglui die zijn opgepakt zijn zo stom geweest aan de straatkant aan het ventiel te prutsen. Die gasten hebben blijkbaar niet naar onze site gekeken voor ze aan de slag gingen.»
    HUMO Nog belangrijke tips?
    CATFOICAT
    « Als we een 4x4 onder handen nemen, kijken we altijd eerst of de wagen niet van een dokter of een apotheker is. Daar houden we ons heel strikt aan. We zouden niet willen dat een arts in een noodsituatie door onze schuld niet kan vertrekken.»
    HUMO Stel, mijn geliefde is hoogzwanger, het water breekt, ik begeleid haar naar mijn 4x4...
    SKALPEL
    (afgemeten) « Als je werkelijk zo bekommerd bent om het welzijn van je vrouw en je toekomstige kinderen, koop dan geen 4x4. Zo simpel is het.»
    CATFOICAT « De argumenten van boze 4x4-fanaten op ons forum klinken bekend. 'Ik ben toch vrij om de wagen te kiezen die ik wil.' Of: 'Niet de wagen is gevaarlijk, maar de chauffeur.' Precies dezelfde redenering als die van de wapenlobby in de VS.
    » Je hoort ook vaak: 'We betalen al hoge taksen voor een wagen met dit vermogen.' Dus, je betaalt wat meer taksen en je hebt meteen het recht verworven om met zo'n agressieve machine op straat te komen? Wij zeggen: verbieden. Je komt er de stad niet meer in tenzij met een speciale vergunning.»
    HUMO Rijden jullie zelf met de auto?
    CATFOICAT
    « Zelden.»
    ROCKY IV « Jamais.»
    SKALPEL « Af en toe, vooral voor mijn werk. Maar het is een klein autootje.»

    Dwalen in Woluwe
    Vorst, uitgang metrostation Albert, dinsdagavond, 22.45 uur. Geen seconde te vroeg of te laat komen uit twee richtingen jongelui aangelopen. Vier jongens, drie meisjes. Emanuelle IVxIV, kunstenares en net dertig geworden, heeft de actie gepland. Ze heeft bij een vriend een klein Renaultje weten te versieren en op een stadsplan straten aangestreept in Sint-Lambrechts-Woluwe: 'Ik heb drie flessen gefilterde modder meegebracht. Heeft iemand nog wat pamfletten over?'
    HUMO Gefilterde modder?
    EMANUELLE IVxIV
    « We filteren de modder voor we die in de plastic fles gieten. We willen niet dat eventuele steentjes krasjes maken op het koetswerk. Als ooit zou blijken dat we iemand echt schade hebben berokkend, zou dat onze zaakschaden. Wij zijn geen terroristen. Oké, ventielterroristen, misschien (lacht)
    Catfoicat en Rocky IV zijn op post, Skalpel kon vanavond niet. Eén meisje verstopt haar gezicht achter een kapje. 'Ik blijf het riskant vinden, een journalist erbij, maar soit. Iedereen zijn gsm uitgezet?'
    Les Flagadas verdelen zich in drie groepjes. Wij gaan mee met Emanuelle IVxIV en een jongen die het pseudoniem Misspipette heeft gekozen. 'Ik weet nog, de eerste keer dat we dit deden,' vertelt hij, terwijl we iets voor middernacht de François Gaystraat inwandelen. 'We waren met z'n negenen tegelijk op pad, en we wisten nog niet goed hoe het moest. Hadden ze ons toen opgepakt, dan was meteen de hele groep opgedoekt. Nu nemen we onze voorzorgen. Geen nummers van elkaar in onze gsm-geheugens. Geen contact via de telefoon, want de politie kan dat allemaal natrekken. We vormen kleine groepjes van twee of drie. Wordt er een groepje gepakt, dan beweren we dat we alleen op pad zijn. We lopen ook altijd in cirkels. Nooit teruglopen in een straat waar je al bent geweest.'
    EMANUELLE IVxIV « Hier staat er één.»
    MISSPIPETTE « Da's een Citroen C8. Afblijven.»
    EMANUELLE IVxIV « Hij is wel erg groot.»
    MISSPIPETTE « Oké, het is een grensgeval. Maar het is geen 4x4, meereen busje. Misschien wel van een gezin met veel kinderen.»"
    Eén straat verder komen we de eerste 4x4 tegen. Het gebeurt bijna ongemerkt. Terwijl Emanuelle IVxIV me al wandelend vertelt over haar onrealistische plan om een lijstje aan te leggen van alle ministers met een 4x4, blijft Misspipette even achter. Niet veel later is een doordringend fffffffiiiil! te horen. Het is zaak, legt Misspipette uit, het dopje niet te stevig vast te draaien. 'Anders kan de lucht niet weg.'
    Via de Guldendallaan lopen we naar de Tervurenlaan en steken die over. De Horizonlaan aan de rand van het Woluwepark is ideaal jachtgebied. Grote villa's, advocatenwoonsten, ambassades. Het gaat nu snel: nummer zes, nummer zeven, nummer acht...
    Het duo beperkt zich vannacht tot één wiel per 4x4. 'Ik heb daarover zitten nadenken,' zegt Emanuelle IVxIV. 'Er rijden duizenden van die ondingen in onze stad. Wij pakken er enkele tientallen per nacht. Moeten we die mensen werkelijk zo hard treffen? 's Ochtends één band moeten vervangen is al ellendig genoeg, lijkt me.'
    Midden in haar uitleg bukt ze zich plots, terwijl Misspipette haar toefluistert: 'Niet doen! Daar loopt iemand!' Tien seconden later: fffffft! Een lastig ventiel was dat, zucht Emanuelle IVxIV. 'Je hebt van die modellen met zo'n klein ventieltje waar alleen heel kleine steentjes op passen. Dit was er zo een.'

    Een goede nacht
    Twee uur 's ochtends. Alle pamfletten zijn op, wat betekent dat 21 4x4's lek zijn gezet. Het zou perfect mogelijk zijn geweest een veel hogere score te behalen, maar Les Flagadas hoeden zich voor cijferfetisjisme. 'Dan ga je risico's nemen, zoals Emanuelle nu al te veel doet,' zegt Misspipette. 'Een stuk of twintig per groepje is al heel goed.'
    De debriefing wordt in een cafeetje in Sint-Gillis gehouden. Catfoicat meldt dat zijn groepje in Woluwe verdwaald is en vooral rondgedoold heeft in minder begoede buurten met weinig 4x4's. 'We zijn niet verder geraakt dan tien.' De groep van Rocky IV heeft het best gescoord: 24. Totaal voor deze nacht: 55. 'Zeker niet slecht.'
    ROCKY IV «Ik had daarstraks een BMW waar geen ventieldopjes meer opzaten. Blijkbaar van een chauffeur die van onze kiezelsteentechniek afwist en zijn voorzorgen had genomen. Spijtig voor hem: ik ook. Ik pik af en toe een paar van die dopjes, en ik heb er van alle maten in mijn jaszak zitten. Ik heb bij die BMW twee banden leeg laten lopen en er een halve fles modder overheen gekieperd. Diehards krijgen een speciale behandeling.»
    Drie uur. De zeven Flagadas zitten achter hun glas bier te geeuwen. 'De 4x4-lobby zegt dat we niksnutten zijn,'mompelt één van de meisjes. 'Studenten, werklozen... des profiteurs quoi. De realiteit is: we hebben allemaal een job. Ik moet er om halfacht uit.'

    Het record
    Letterlijk vertaald betekent Flagada 'futloos'. Het is ook een verwijzing naar het liedje 'Sergent Flagada' van Lange Jojo (1983) en naar de buitengewoon luie vogel uit de stripreeks van de Belgische tekenaar Charles Degotte in Robbedoes, vroege jaren zestig. In één van de albums wil een jager er als eerste in slagen de uiterst zeldzame flagada te vangen. Hij reist naar het mooie exotische eiland waar de vogel leeft, sluit ter. plekke vriendschap met het beest f en blijft voor de rest van zijn leven op het eiland om andere flagada-jagers te helpen verjagen. 'Wij zijn in de eerste plaats pacifisten.' zegt Catfoicat. 'Ons doel is een vreedzame samenleving en een aangenamere omgeving voor iedereen.'
    In Parijs, waar het fenomeen ontstond, noemen de actievoerders zich Les Dégonflés, in Lyon Rassemblement Pour l'Abollilion des Poids Lourds Automobiles - kortweg Raplapla - en in Bordeaux Les Libérateurs de l'Air Comprimé. Inmiddels is ook in Londen het eerste anti-4x4-escadron opgestaan en er komen berichten binnen over acties in Sydney en Buenos Aires.
    HUMO Is het niet naïef te denken lat jullie met deze methode politici zover zullen krijgen dat ze 4x4's uit de stad bannen?
    SKALPEL
    «We krijgen vaak die kritiek. Waarom strijden jullie niet net open vizier? Waarom richten jullie geen v.z.w. op zoals iedereen? Wel, dat is ons ding niet. Wij willen zoveel mogelijk mensen de absurditeit van 4x4's laten inzien. Ministers interpelleren, dat moeten anderen maar doen. Kijk naar Frankrijk; sinds deze zomer duikt de 4x4 er om de haverklap op in debatprogramma's en columns. De ogen gaan er open.»
    HUMO Het regent in Parijs, het druppelt in Brussel?
    SKALPEL
    « Origineel zijn we niet, dat klopt, maar toen we hoorden van die eerste acties in Frankrijk hadden we allemaal hetzelfde gevoel: waw! We zijn allemaal actief in de groene beweging, de vredesbeweging, bij de andersglobalisten... We zijn ook allemaal Brusselaars die vaststellen dat we in onze eigen stad niet meer vrij kunnen ademen.»
    HUMO Dat is toch niet alleen de schuld van de 4x4?
    ROCKY IV
    «Vrachtwagens zijn ook groot en stinken nog meer, akkoord, maar die hebben tenminste nog een nut. De 4x4, dat is een uiting van pure arrogantie. Zo van: 'De stad is een jungle, hier kom ik met mijn tank, allemaal opzij.' Wij willen dat de stad aan de mensen wordt teruggeven.»
    CATFOICAT « Misschien daalt de verkoop van 4x4's op termijn wel door onze acties - wij zijn nog maar net bezig. En nu al wil men in sommige Franse steden 4x4-bezitters het recht op bewonersparkeerkaarten ontzeggen. Amsterdam is daar ook mee bezig.»
    MISSPIPETTE « In Londen heeft burgemeester Ken Livingstone mensen die hun kinderen met een 4x4 naar school brengen 'idioten' genoemd. Hij is al een jaar aan het broeden op een juridische maatregel om de 4x4 uit het centrum van zijn stad te houden. Dan denk ik niet dat het zo dwaas is om ook in België aandacht te vragen voor het probleem.»
    HUMO Is de politie actief naar jullie op zoek?
    ROCKY IV « Er is, hebben we in de krant gelezen, een onderzoek geopend. Dus zijn we voorzichtig. We krijgen via onze site geregeld mailtjes van mensen die willen meedoen. Soms zijn die berichten erg doorzichtig en voel je dat er een 4x4-fanaat achterzit, of misschien wel de politie. Daarom houden we onze groep gesloten. Infiltranten maken geen kans.»
    HUMO Waar mag de 4x4 van jullie wel nog rijden?
    CATFOICAT
    «In het bos, op modderige wegen...»
    SKALPEL « Al heb je die in België bijna niet meer. Het hele land is geasfalteerd. We maken ook een uitzondering voor boswachters, brandweerkorpsen, strandwachten en zo.»
    HUMO Hoe kiezen jullie je werkterrein uit?
    SKALPEL
    « Makkelijk zat: de rijkere buurten van Brussel. Watermaal-Bosvoorde, Ukkel, de betere wijken van Vorst en Elsene... Daar zijn we allemaal al geweest. Met onze kleine groep raken we nooit verder dan veertig, hooguit vijftig wagens per nacht. Maar we hebben onze vrienden in Parijs laten weten dat we hun record gaan verbreken.»
    ROCKY IV « Ze hebben daar in oktober in één nacht 118 terreinwagens lamgelegd. Wel, wij gaan beter doen. Er komt een Nationale Nacht van de Leegloop. Je zal zien: in heel België zullen 4x4-bezitters 's ochtends beteuterd naar hun wagen staan te kijken. In andere steden zullen er ook groepen in actie schieten. We zijn er volop mee bezig, maar een datum noemen we - begrijpelijkerwijs - niet.»
    HUMO Komen er ook acties in Vlaanderen?
    CATFOICAT
    « We hebben contacten. Laten we zeggen dat het de komende weken niet verstandig is in het centrum van Centje 4x4 te parkeren. Er wordt ook een Vlaamse groep in Brussel opgericht.»
    SKALPEL « Na de Nationale Nacht moeten ze in Parijs onze trofee maar weer trachten af te pakken.»
    ROCKY « En daarna zijn wij weer aan de beurt.»
    SKALPEL « Tenzij we opeens, zoals de flagada, heel moe zouden worden.»
    CATFOICAT « Maar dat kan nog even duren.»

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